edix_machine_dediee(7f) edix_machine_dediee(7f)

edix_machine_dediee - Installer le système edix sur une machine dédiée

On admet ici que vous disposez de la clé usb bootable contenant la dernière version d'edix (voir la page de manuel edix_cle_usb(7f)). Il s'agit alors de booter sur cette clé sur une machine et d'installer le système sur le disque dur de cette machine. Si cette machine disposait préalablement d'un système d'exploitation (un système linux, un système windows qui fonctionne quand on n'utilise pas la clé usb bootable), alors ce système d'exploitation préalable sera perdu. Le seul système fonctionnel sur la machine sera edix. La machine deviendra alors une copie conforme des machines que nous utilisons dans l'ensemble de nos actions de formation.

Vous éteignez votre machine. Vous branchez la clé usb. Puis vous bootez sur la clé. La procédure correspondant au boot sur la clé demande de rentrer dans le bios et est différente sur chaque machine. Vous trouverez une première aide dans la page de manuel edix_cle_usb(7f).

à écrire

edix(7f), edix_cle_usb(7f)

Dans la page de manuel edix_cle_usb(7f) vous êtes invité à vous connecter en tant que etudiant. Ici nous allons nous connecter sous l'utilisateur lafrier.

Après le boot, on se retrouve avec l'invite de commande suivante :

cle-edix login:

On se logge sous le nom d'utilisateur lafrier avec le mot de passe lafrier&1edix :

cle-edix login: lafrier
Password:
lafrier:~ $

Si tout c'est bien passé, on peut envisager l'installation.

On ouvre un terminal et on se logge en tant qu'administrateur (le mot de passe est administrateur&1edix) :

lafrier@cle-edix ~ $ su
Mot de passe :
cle-edix /home/lafrier #
Aller sous /dev et repérer le nom du disque sur lequel vous souhaitez installer linux (cette étape est dépendante de la machine, penser à bien se renseigner) :
cle-edix /home/lafrier # cd /dev
cle-edix /dev # ls
acpi_thermal_rel  core             fuse          loop5   ng0n1      random  snapshot  tty14  tty25  tty36  tty47  tty58  ttyS2    vcs1   vcsa    vcsa9   vcsu8
admmidi1          cpu              hpet          loop6   null       rfkill  snd       tty15  tty26  tty37  tty48  tty59  ttyS3    vcs10  vcsa1   vcsu    vcsu9
adsp              cpu_dma_latency  hwrng         loop7   nvme0      root    stderr    tty16  tty27  tty38  tty49  tty6   uhid     vcs11  vcsa10  vcsu1   vga_arbiter
amidi1            disk             input         mapper  nvme0n1    rtc     stdin     tty17  tty28  tty39  tty5   tty60  uinput   vcs12  vcsa11  vcsu10  video0
audio             dm-0             kmsg          media0  nvme0n1p1  rtc0    stdout    tty18  tty29  tty4   tty50  tty61  urandom  vcs2   vcsa12  vcsu11  video1
audio2            dmmidi1          log           mem     nvme0n1p2  sda     tty       tty19  tty3   tty40  tty51  tty62  usbmon0  vcs3   vcsa2   vcsu12  zero
autofs            dri              loop-control  midi1   nvme0n1p3  sda1    tty0      tty2   tty30  tty41  tty52  tty63  usbmon1  vcs4   vcsa3   vcsu2
block             dsp              loop0         mixer   nvme0n1p4  sda2    tty1      tty20  tty31  tty42  tty53  tty7   usbmon2  vcs5   vcsa4   vcsu3
bsg               dsp2             loop1         mixer1  nvram      sda3    tty10     tty21  tty32  tty43  tty54  tty8   usbmon3  vcs6   vcsa5   vcsu4
bus               fb0              loop2         mixer2  port       sda4    tty11     tty22  tty33  tty44  tty55  tty9   usbmon4  vcs7   vcsa6   vcsu5
char              fd               loop3         mqueue  ptmx       sg0     tty12     tty23  tty34  tty45  tty56  ttyS0  v4l      vcs8   vcsa7   vcsu6
console           full             loop4         net     pts        shm     tty13     tty24  tty35  tty46  tty57  ttyS1  vcs      vcs9   vcsa8   vcsu7
Dans cet exemple, on voit que le disque disponible est nvme0n1 et que la cle usb est sda.

L'étape suivante est critique car elle va effacer tout ce qui est contenu sur ce disque. Dans la description de cette étape, le nom du disque que l'on vient d'identifier est noté nom_disque (ici nom_disque doit donc devenir nvme0n1) et le nom de la clé usb est noté nom_cle (ici nom_cle doit devenir sda).

On recopie, bit à bit, le contenu de la clé usb bootable sur le disque :

cle-edix /dev # dd if=/dev/nom_cle of=/dev/nom_disque bs=1024K conv=noerror,sync
status=rpogress
Cette copie prend un peu de temps.

On étend ensuite la partition racine. En effet, sur la clé la partition racine n'a qu'une taille de 13G. En utilisant la commande dd nous avons donc créé une partition de 13G sur le disque alors que nous disposons certainement de beaucoup plus de place sur ce disque. On va donc étendre cette partition racine jusqu'à occuper l'ensemble du disque disponible.

La partition racine est la partition numéro 2 du disque /dev/nom_disque. Nous notons ici cette partition /dev/nom_disque_part2. Les conventions de nommage des partitions diffèrent en fonction des types de disque. Typiquement, si /dev/nom_disque=/dev/nvme0n1 alors /dev/nom_disque_part2=/dev/nvme0n1p2. Mais si /dev/nom_disque=/dev/sdb alors /dev/nom_disque_part2=/dev/sdb2. On peut contrôler ce nommage en allant regarder dans le répertoire /dev.

Quand on est sûr des noms, on peut utiliser la commande fdisk pour étendre cette partition. Attention à ne poursuivre que si vous êtes certain de ce que vous faites, sinon vous risquez de de compromettre les données d'autres partitions.

cle-edix ~ #  fdisk /dev/nom_disque
fdisk:

Command (m for help): p
Disque /dev/nom_disque : 1,86 TiB, 2048408248320 octets, 4000797360 secteurs
Modèle de disque : PC SN810 NVMe WDC 2048GB
Unités : secteur de 1 × 512 = 512 octets
Taille de secteur (logique / physique) : 512 octets / 512 octets
taille d'E/S (minimale / optimale) : 512 octets / 512 octets
Type d'étiquette de disque : gpt
Identifiant de disque : BE8CC21D-EF5E-5C4A-A785-A11F72DDADFA
Device Boot Start End Sectors Size Id Type
/dev/nom_disque_part1 2048 3074047 3072000 1.5G ef EFI (FAT-12/16/32)
/dev/nom_disque_part2 3074048 29777919 26703872 12.7G 83 Linux

On supprime la partition racine à savoir la 2ème partition (commande d), avant de la recréer aussitôt (commande n) en utilisant les paramètres par défaut; la nouvelle partition occupera alors l'ensemble de l'espace libre. On invoque enfin la commande w pour sauvegarder la nouvelle table de partitions :

fdisk:

Command (m for help): d
Partition number: 2
Partition 2 has been deleted.
Command (m for help): n
Partition number:
First sector ...:
Last sector:
Created a new partition 2... La partition #2 contient une signature ext4. Voulez-vous supprimer la signature ? [O]ui/[N]on : N
Command (m for help): w

Ne reste plus qu'à re-dimensionner le système de fichiers pour qu'il occupe l'ensemble de la partition. On commence par vérifier son intégrité avec e2fsck(8) avant d'utiliser resize2fs(8) avec comme paramètre la taille en secteurs de la nouvelle partition racine, une taille que l'on récupère via fdisk. Et parce que ça ne fait pas de mal, on termine l'opération en re-vérifiant l'intégrité du système de fichiers ainsi re-dimensionné :

cle-edix ~ #  fdisk -l /dev/nom_disque
fdisk:

Disque /dev/nom_disque : 1,86 TiB, 2048408248320 octets, 4000797360 secteurs
Modèle de disque : PC SN810 NVMe WDC 2048GB
Unités : secteur de 1 × 512 = 512 octets
Taille de secteur (logique / physique) : 512 octets / 512 octets
taille d'E/S (minimale / optimale) : 512 octets / 512 octets
Type d'étiquette de disque : gpt
Identifiant de disque : BE8CC21D-EF5E-5C4A-A785-A11F72DDADFA
Device Boot Start End Sectors Size Id Type
/dev/nom_disque_part1 2048 3074047 3072000 1.5G ef EFI (FAT-12/16/32)
/dev/nom_disque_part2 3074048 4000796671 3991431168 1.9T 83 Linux cle-edix ~ # e2fsck -f /dev/nom_disque_part2 cle-edix ~ # resize2fs -p /dev/nom_disque_part2 3991431168s cle-edix ~ # e2fsck -f /dev/nom_disque_part2
2025-11-21 UNIX